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Comment devenir intermittent du spectacle

Le statut d'intermittent du spectacle permet d'enchaîner des missions courtes dans le secteur culturel, audiovisuel ou événementiel, tout en pouvant bénéficier d'une indemnisation chômage spécifique entre deux contrats.

Mais contrairement à une idée reçue, on ne "devient" pas intermittent en créant une auto-entreprise ou en remplissant un simple formulaire. L'intermittence repose d'abord sur des contrats de travail salariés dans le spectacle, généralement en CDD ou CDDU.

Voici les bases à connaître pour t'y mettre sereinement, éviter les erreurs et suivre ton compteur dès le départ.

507 Sync·Guide mis à jour en 2026

C'est quoi un intermittent du spectacle ?

Un intermittent du spectacle est un salarié du secteur culturel, artistique, audiovisuel, cinéma, musique, spectacle vivant, événementiel ou diffusion, qui travaille par missions courtes.

Il peut être artiste, technicien, régisseur, musicien, comédien, danseur, cadreur, monteur, ingénieur du son, éclairagiste, machiniste, costumier, réalisateur, assistant plateau, etc.

La particularité du régime intermittent, c'est qu'il prend en compte la réalité de ces métiers : les contrats sont souvent courts, espacés, variables selon les productions, les tournages, les spectacles ou les événements.

Entre deux contrats, l'intermittent peut percevoir une allocation chômage spécifique, à condition de remplir les critères d'ouverture de droits.

Le critère le plus connu est le seuil des 507 heures.

Artiste ou technicien : annexe 8 ou annexe 10

Le régime intermittent distingue principalement deux grandes catégories.

Annexe 8 : techniciens et ouvriers du spectacle

L'annexe 8 concerne les ouvriers et techniciens du spectacle.

Exemples :

  • cadreur ;
  • monteur ;
  • technicien vidéo ;
  • ingénieur du son ;
  • régisseur ;
  • machiniste ;
  • électro ;
  • technicien lumière ;
  • assistant plateau ;
  • technicien broadcast ;
  • technicien événementiel.

Pour les techniciens, le travail est généralement déclaré en heures réelles.

Annexe 10 : artistes

L'annexe 10 concerne les artistes du spectacle.

Exemples :

  • comédien ;
  • musicien ;
  • danseur ;
  • chanteur ;
  • artiste interprète ;
  • metteur en scène ;
  • réalisateur selon les cas ;
  • artiste de cirque ;
  • chorégraphe.

Pour les artistes, les périodes de travail peuvent être déclarées en heures et/ou en cachets. Un cachet est généralement converti en heures pour l'examen des droits.

Cette distinction est importante, car les règles de calcul et de déclaration ne sont pas exactement les mêmes entre artistes et techniciens.

Les 507 heures : la condition centrale

Pour ouvrir ou renouveler des droits au titre de l'intermittence, tu dois justifier d'au moins 507 heures de travail dans le champ des annexes 8 ou 10.

Ces 507 heures sont recherchées sur une période de référence, généralement les 12 mois qui précèdent la fin de contrat de travail retenue pour l'examen de tes droits.

Les heures peuvent être cumulées chez plusieurs employeurs. Tu n'as donc pas besoin de faire toutes tes heures avec une seule société.

Ce qui compte, ce sont les heures déclarées, rémunérées et rattachées à des contrats relevant bien du spectacle.

Pour un technicien, on suit principalement les heures réellement déclarées. Pour un artiste, les cachets peuvent être convertis en heures selon les règles applicables.

Certaines périodes peuvent aussi être assimilées sous conditions, par exemple certaines formations, heures d'enseignement, périodes de maladie, maternité ou accident du travail. Ces cas doivent être vérifiés précisément, car ils sont encadrés.

Première ouverture de droits : les étapes à connaître

Pour devenir intermittent indemnisé, tu dois d'abord travailler dans le spectacle comme salarié, via des contrats compatibles avec les annexes 8 ou 10.

Tu ne deviens pas intermittent en créant une micro-entreprise. Une activité indépendante peut exister à côté, mais elle ne remplace pas les contrats salariés nécessaires pour ouvrir des droits au régime intermittent.

Étape 1 : travailler sous contrat dans le spectacle

Tu dois effectuer des missions salariées déclarées par tes employeurs. Ces contrats peuvent être des CDD ou CDDU, selon les usages du secteur et les conditions applicables à l'emploi occupé.

Étape 2 : conserver tous tes documents

À chaque mission, conserve :

  • contrat de travail ;
  • bulletin de paie ;
  • AEM ou document employeur équivalent ;
  • planning ;
  • convocation ;
  • attestation de fin de contrat si disponible ;
  • échanges importants avec l'employeur.

Ces documents servent à vérifier tes heures, tes salaires, tes dates et tes droits.

Étape 3 : suivre ton compteur

N'attends pas la fin de l'année pour savoir où tu en es.

Le plus important est de suivre :

  • nombre d'heures réalisées ;
  • dates des contrats ;
  • employeurs ;
  • salaires bruts ;
  • documents reçus ;
  • documents manquants ;
  • date de fin de contrat importante pour l'examen de droits.

C'est précisément le rôle d'un outil comme 507 Sync : suivre tes missions, tes heures, tes documents et tes échéances en temps réel.

Étape 4 : t'inscrire ou actualiser ta situation auprès de France Travail

Pour bénéficier d'une indemnisation, tu dois être inscrit comme demandeur d'emploi et remplir les conditions d'ouverture de droits.

Si tu es déjà inscrit à France Travail, tu dois continuer à t'actualiser chaque mois en déclarant tes périodes de travail.

Si tu es primo-entrant, c'est-à-dire que tu constitues tes droits pour la première fois, l'étude de tes droits intermittents intervient lorsque les conditions sont réunies, notamment les 507 heures.

Quels contrats et quelles heures comptent ?

Toutes les missions ne comptent pas automatiquement pour l'intermittence.

Pour être prises en compte, elles doivent généralement :

  • être salariées ;
  • être déclarées ;
  • relever du secteur du spectacle ;
  • correspondre à une fonction compatible avec les annexes 8 ou 10 ;
  • apparaître sur tes bulletins de paie et documents employeur.

Ce qui compte généralement

  • heures déclarées sur un contrat compatible ;
  • cachets artistes déclarés ;
  • missions CDD ou CDDU dans le champ du spectacle ;
  • certaines heures assimilées sous conditions.

Ce qui ne compte pas

  • heures bénévoles ;
  • répétitions non rémunérées ;
  • missions non déclarées ;
  • devis ou factures en indépendant ;
  • prestations facturées via micro-entreprise ou société ;
  • heures prévues mais non réalisées ;
  • échanges informels sans contrat ni paie.

Si tu es technicien intermittent, tes missions sont très souvent en CDDU. Le CDDU est le contrat d'usage classique dans de nombreux métiers du spectacle, de l'audiovisuel et de l'événementiel.

Dans 507 Sync, le type de mission permet surtout de distinguer :

  • mission salariée CDDU ;
  • cachet artiste ;
  • mission déclarée en heures ;
  • prestation indépendante à côté ;
  • autre situation à suivre séparément.

Cette distinction est utile pour ne pas mélanger ce qui compte pour tes droits intermittents et ce qui relève d'une autre activité.

Comment sont estimées les allocations ?

Le calcul des allocations intermittents est spécifique et dépend des règles des annexes 8 et 10.

Il ne se résume pas à une simple formule du type :

"salaire brut divisé par nombre de jours travaillés".

Plusieurs éléments peuvent entrer en compte :

  • salaires bruts retenus ;
  • nombre d'heures ou de cachets ;
  • annexe applicable ;
  • période de référence ;
  • franchises ;
  • jours travaillés dans le mois ;
  • plafond de cumul ;
  • date anniversaire ;
  • éventuelles périodes assimilées.

Le montant réellement versé peut donc varier d'un mois à l'autre, même si ton allocation journalière de référence reste identifiée.

L'objectif de 507 Sync n'est pas de remplacer la décision de France Travail, mais de te donner une vision claire de tes missions, de tes heures, de tes documents et de tes informations de base pour éviter les oublis.

Les calculs affichés par l'application doivent toujours être considérés comme indicatifs. Seule la décision de France Travail fait foi.

Les documents à conserver

Un intermittent doit être très rigoureux sur ses documents.

Pour chaque mission, conserve au minimum :

Contrat

Il indique ton employeur, ta fonction, tes dates, ton lieu de travail, ta rémunération et parfois le numéro d'objet.

Bulletin de paie

Il permet de vérifier les heures, le brut, le net et les cotisations.

AEM ou document employeur équivalent

C'est un document important pour le suivi de tes droits. Selon les évolutions administratives, certains documents peuvent changer de forme, mais le principe reste le même : il faut pouvoir justifier les périodes travaillées.

Convocation ou feuille de service

Elle est utile pour retrouver les horaires, le lieu, les contacts terrain et les informations pratiques.

Échanges avec la production ou le service paie

Ils peuvent être utiles en cas d'erreur, de document manquant ou de litige.

Dans 507 Sync, l'objectif est que chaque document soit rattaché à la bonne mission.

Exemple :
Mission du 24 mars
→ contrat reçu
→ bulletin reçu
→ AEM en attente
→ contact RH identifié
→ heures comptabilisées

Conseils pratiques pour réussir

Garde tout dès le premier jour

Ne te dis pas 'je classerai plus tard'. Les documents s'accumulent vite : contrats, bulletins, AEM, convocations, notes de frais, emails de production.

Suis ton compteur tous les mois

Ne découvre pas trop tard qu'il te manque 40 ou 80 heures. Fais un point régulier sur ton avancée vers les 507 heures.

Vérifie tes bulletins

Compare les horaires, les dates, le brut et la fonction déclarée. Une erreur peut avoir un impact sur ton suivi.

Relance rapidement les documents manquants

Si un contrat, un bulletin ou une AEM manque, relance vite l'employeur ou le service paie. Plus tu attends, plus c'est compliqué à retrouver.

Ne mélange pas salariat et prestation

Si tu as aussi une micro-entreprise, une EI ou une société, garde bien séparées tes missions salariées intermittentes et tes prestations facturées.

Anticipe les périodes creuses

Les missions peuvent varier selon les saisons, les productions, les tournées ou les événements. Un bon planning t'aide à voir les trous à l'avance.

Entretiens ton réseau

Ton carnet d'adresses est un actif professionnel majeur : productions, régisseurs, services paie, employeurs, collègues, prestataires.

Utilise un outil de bord

507 Sync peut t'aider à construire ce carnet automatiquement à partir de tes missions et à suivre ton activité sans tableur.

Questions fréquentes

Combien d'heures faut-il pour être intermittent du spectacle ?
Il faut justifier d'au moins 507 heures de travail dans le champ des annexes 8 ou 10, sur la période de référence applicable, pour ouvrir ou renouveler des droits au régime intermittent.
Peut-on travailler dans le spectacle sans avoir encore les 507 heures ?
Oui. Tu peux travailler dans le spectacle avant d'avoir ouvert des droits intermittents. En revanche, tant que tu n'as pas réuni les conditions nécessaires, notamment les 507 heures, tu ne peux pas bénéficier de l'indemnisation spécifique des intermittents du spectacle.
Peut-on être intermittent en auto-entrepreneur ?
Non, pas au sens du régime chômage intermittent. L'intermittence repose sur des contrats salariés déclarés dans le spectacle. Une activité auto-entrepreneur ou indépendante peut exister à côté, mais elle ne remplace pas les contrats salariés nécessaires pour ouvrir des droits intermittents.
Les techniciens sont-ils toujours en CDDU ?
Très souvent, oui. Dans l'audiovisuel, l'événementiel, le spectacle vivant ou la captation, les techniciens sont fréquemment embauchés en CDDU. Mais l'important est de vérifier que le contrat, l'employeur et la fonction relèvent bien du champ applicable aux annexes 8 ou 10.
Les cachets concernent-ils les techniciens ?
Les cachets concernent surtout les artistes. Les techniciens sont généralement déclarés en heures réelles. C'est pour cela que dans une application comme 507 Sync, il est utile de distinguer 'cachet', 'heures', 'CDDU', 'prestation' et 'autre'.
Les heures de répétition comptent-elles ?
Elles peuvent compter si elles sont rémunérées, déclarées et intégrées dans un contrat compatible. Les répétitions bénévoles, non payées ou non déclarées ne comptent pas.
Que se passe-t-il si je dépasse les 507 heures ?
C'est positif, mais il ne faut pas raisonner uniquement en 'plus d'heures = plus d'indemnisation'. Les heures, les salaires, les franchises, la date anniversaire et les règles de cumul mensuel peuvent influencer ta situation. Le dépassement des 507 heures peut améliorer certains paramètres, mais le calcul reste spécifique.
Comment savoir combien d'heures il me reste ?
Tu peux additionner les heures figurant sur tes bulletins et documents employeur, en tenant compte uniquement des périodes compatibles avec les annexes 8 ou 10. Le plus simple est d'utiliser un outil dédié, comme 507 Sync, pour suivre ton compteur en temps réel à partir de tes missions.
Les Congés Spectacles comptent-ils dans les 507 heures ?
Non. L'indemnité Congés Spectacles ne crée pas d'heures supplémentaires pour atteindre les 507 heures. Ce sont les contrats de travail qui ont généré ces droits à congés qui peuvent compter, pas le paiement des congés lui-même.
Dois-je déclarer mes missions chaque mois ?
Oui. Si tu es inscrit à France Travail, tu dois t'actualiser chaque mois et déclarer tes périodes travaillées, tes heures ou cachets, tes employeurs et tes rémunérations selon les règles applicables.

Simplifie ton suivi d'heures

507 Sync centralise tes missions, documents et contacts pour t'aider à suivre ton activité sans tableur. L'application te permet de suivre tes heures vers les 507, importer tes missions depuis EventSoft, iCal, Google Agenda ou Outlook, créer une mission depuis un contrat PDF ou un PDF, rattacher contrats, bulletins et AEM aux bonnes missions, détecter les conflits de planning, préparer ton actualisation mensuelle et retrouver tes contacts RH, production et terrain.

Ton activité est déjà assez irrégulière. Ton suivi ne devrait pas l'être.

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